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Stellantis relance le diesel chez Peugeot, Opel et Citroën

Auteur auto.pub | Publié le : 16.02.2026

Stellantis opère un virage inattendu en Europe en réintroduisant des moteurs diesel sur au moins sept modèles de voitures particulières et utilitaires. Ce revirement marque un net recul par rapport à l’ambitieuse stratégie d’électrification du groupe, alors que la demande pour les véhicules électriques s’essouffle et que la pression des constructeurs asiatiques bouleverse le marché.

En février 2026, Stellantis a confirmé l’élargissement de son offre de motorisations, arguant que de nombreux clients restent attachés à l’efficacité du diesel pour les longs trajets. La direction assume ce choix comme une décision pragmatique, guidée par la recherche de rentabilité plutôt que par une fidélité aveugle aux objectifs réglementaires.

Le message est limpide. Les marques chinoises règnent désormais sur le segment des véhicules électriques abordables, laissant aux constructeurs européens le soin de défendre les bastions où le thermique garde tout son sens économique.

Retour du diesel sur les modèles phares

Les plans initiaux prévoyaient une Peugeot 308 et une Opel Astra essentiellement proposées en versions électriques ou hybrides essence. Désormais, les versions diesel BlueHDi et CDTI réapparaissent dans les catalogues, toutes deux animées par un 1,5 litre optimisé pour la sobriété et l’autonomie.

Côté monospaces et utilitaires, l’Opel Zafira, le Peugeot Traveller et le Citroën SpaceTourer adoptent un nouveau bloc diesel 2,2 litres. L’objectif est clair : séduire professionnels et familles nombreuses, soucieux de charge utile, de capacité de remorquage et de fiabilité.

La marque premium DS Automobiles maintient aussi le diesel sur les DS 4 et DS 7, consciente que cette clientèle parcourt souvent de longues distances sur autoroute.

Stellantis insiste sur le fait que ces moteurs bénéficient de systèmes de dépollution optimisés, conformes à la norme Euro 6e et prêts pour Euro 7. Il ne s’agit pas d’un retour en arrière nostalgique, mais d’une offre technique actualisée.

Occuper l’espace déserté par la concurrence

Tandis que Volkswagen et Renault ont quasiment abandonné le diesel sur les petits modèles, Stellantis entend profiter de la brèche. Pour les clients sceptiques face à l’infrastructure de recharge ou inquiets de la volatilité des prix de l’électricité, le diesel reste une valeur sûre et pratique.

Le calendrier n’a rien d’anodin. Le second semestre 2025 a vu le groupe essuyer des pertes notables, conséquence du ralentissement des ventes d’électriques et de la guerre des prix menée par les marques chinoises. En misant sur une technologie éprouvée, Stellantis espère stabiliser ses marges dans les régions où le réseau de recharge demeure lacunaire.

Pour les grands monospaces et utilitaires, le diesel conserve un coût au kilomètre imbattable, sans les contraintes des arrêts fréquents à la borne.