Mercedes-Benz Classe S : un restylage historique
Ola Källenius, PDG de Mercedes-Benz, a offert un rare aperçu des coulisses du prochain restylage de la Classe S (W223), le qualifiant de l’une des modernisations les plus profondes de l’histoire du modèle. Véritable phare technologique de l’industrie automobile depuis des décennies, la Classe S va bien au-delà de simples retouches de boucliers ou de feux. Plus de la moitié des composants ont été repensés ou remplacés, soit plus de 2 700 nouvelles pièces pour ce vaisseau amiral revisité.
Visuellement, le changement le plus marquant est une calandre qui gagne 25 % en surface, accompagnée d’une nouvelle signature lumineuse en forme d’étoile, clin d’œil direct au logo Mercedes-Benz. Les puristes seront rassurés : l’emblématique étoile à trois branches trône toujours fièrement sur le capot. À l’intérieur, le confort atteint de nouveaux sommets et la révolution numérique s’accélère : la Classe S sera la première à inaugurer le tout nouveau système d’exploitation MB.OS, développé en interne. Cette architecture logicielle renforce l’assistant vocal au point de réduire au strict minimum les boutons physiques, même si la marque n’a pas encore osé les supprimer totalement.
Mais la vraie révolution se cache sous le capot. Alors que la concurrence cède à la tentation du downsizing, Källenius affirme que Mercedes ne compte pas trahir sa clientèle exigeante. La Classe S adoptera un tout nouveau V8 et conservera le mythique V12, même si ce dernier sera réservé à certains marchés et finitions. Toutes les motorisations gagnent en puissance et la transmission intégrale devient désormais la norme.
Côté châssis, la suspension pneumatique Airmatic a été encore perfectionnée pour offrir un confort de roulement inégalé. Sur le plan numérique, la nouvelle Classe S partage désormais des données en temps réel, alertant les autres conducteurs des dangers sur la route comme les nids-de-poule ou le verglas. La présentation officielle est prévue le 29 janvier, date à laquelle la fierté de Stuttgart devra prouver, une fois de plus, qu’elle mérite son titre de « meilleure voiture du monde ».