London Taxi
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À Londres, devenir chauffeur de taxi lui a pris cinq ans et 55 examens

Auteur auto.pub | Publié le : 26.05.2026

Anshu Moorjani, habitant de Londres, a finalement obtenu le droit de conduire l’un des célèbres taxis noirs de la capitale britannique. Il lui aura fallu cinq ans et 55 tentatives pour y parvenir, car les chauffeurs londoniens doivent réussir l’un des examens professionnels les plus exigeants au monde, connu simplement sous le nom de « The Knowledge ».

Un chauffeur de taxi doit connaître la ville par cœur.

À Londres, un conducteur de black cab ne peut pas se contenter de suivre un GPS en espérant arriver au bon endroit. Dans le système de Transport for London, les chauffeurs doivent savoir établir un itinéraire de mémoire, connaître les rues, les monuments et les grandes destinations, ainsi que conseiller les passagers sur les lieux d’intérêt de la capitale.

Les candidats passent pour cela par « The Knowledge », un examen que Transport for London a introduit pour les chauffeurs de taxi en 1865. Selon TfL, sa préparation prend généralement trois à quatre ans.

Au centre de l’épreuve figure le « Blue Book », qui regroupe 320 itinéraires dans un rayon d’environ 9,6 kilomètres autour de Charing Cross. Les candidats doivent aussi connaître chaque rue et chaque point d’intérêt important dans un périmètre d’environ 400 mètres autour du départ et de l’arrivée de chaque itinéraire.

Le processus se déroule par étapes. Les candidats commencent par une autoévaluation et une épreuve écrite. Viennent ensuite des entretiens oraux avec un examinateur, durant lesquels ils doivent décrire le trajet le plus court entre deux points de Londres. Plus tard, la partie consacrée aux quartiers périphériques ajoute encore 25 itinéraires.

Selon Autoevolution, Moorjani a bouclé le parcours après 55 tentatives réparties sur cinq ans. Interrogé par CBS News, il a expliqué qu’il ne voulait pas choisir la voie plus facile en devenant chauffeur de VTC. Il voulait entrer dans l’histoire des taxis noirs londoniens.

Son parcours montre à quel point l’image du black cab reste forte à Londres, même à l’heure des applications de navigation et des robotaxis. L’exigence de TfL ne se limite pas à aller d’un point A à un point B. Elle repose aussi sur la confiance, cette monnaie discrète sur laquelle continue de fonctionner toute la tradition du taxi noir londonien.