Le nouveau Volkswagen Atlas regarde vers la Chine
Volkswagen a dévoilé la deuxième génération de l’Atlas, appelé Teramont sur plusieurs marchés. En apparence, ce grand SUV familial conserve sa silhouette carrée bien connue, mais il évolue plus nettement en profondeur. L’habitacle reçoit des écrans plus grands, une nouvelle architecture numérique, des aides à la conduite enrichies et un 2,0 litres turbo plus puissant.
Volkswagen a remplacé presque tous les panneaux de carrosserie, à l’exception du toit, a rapproché le modèle de l’architecture MQB Evo et a fait entrer plus franchement l’Atlas dans une nouvelle génération de SUV familiaux. Le constructeur a eu la bonne idée de ne pas bouleverser un dessin qui fonctionnait déjà. L’Atlas reste carré, imposant et immédiatement identifiable de loin, mais sa face avant est plus affûtée, ses optiques plus agressives et le logo lumineux s’inscrit désormais pleinement dans les codes du moment.
Le point le plus révélateur se situe ailleurs. Le nouvel Atlas est étroitement lié au Teramont Pro destiné au marché chinois. Cela en dit long sur la stratégie de Volkswagen. La marque applique la même recette pour faire évoluer son SUV familial américain vers des goûts numériques plus proches de la Chine, avec une modernité plus affirmée sans sacrifier l’espace ni l’aspect pratique. Autrement dit, l’Atlas n’est plus seulement un grand Volkswagen. C’est un grand Volkswagen qui veut montrer qu’il a compris l’époque.
Le changement le plus important se trouve à bord. La version d’entrée de gamme reçoit un écran central de 12,9 pouces, tandis que le reste de la gamme adopte une dalle de 15 pouces, et toutes les versions disposent d’un combiné d’instrumentation numérique de 10,3 pouces. Le sélecteur de vitesses migre sur la colonne de direction, ce qui libère de la place sur la console centrale pour des chargeurs à induction. La planche de bord gagne des inserts en bois, un nouvel éclairage d’ambiance et une commande rotative qui ajoute des fonctions pour le volume, les modes de conduite et les « atmosphères ». Volkswagen cherche clairement à faire monter l’Atlas d’un cran en qualité perçue, car dans un grand SUV à trois rangées, l’espace ne suffit plus à conclure la vente. Les acheteurs veulent aussi avoir le sentiment rassurant que la voiture appartient à 2026, et non à 2018.
Sous le capot, le tableau devient plus intéressant et un peu plus mesuré. L’Atlas utilise une version mise à jour du 2,0 litres turbo EA888, fort de 282 ch. C’est 13 ch de plus qu’auparavant, mais le couple recule de 370 à 350 Nm. Volkswagen conserve la boîte automatique à huit rapports, propose une transmission aux roues avant ou intégrale et maintient une capacité de remorquage pouvant atteindre 2,27 tonnes. Sur le papier, l’Atlas paraît donc un peu plus vif, sans forcément être plus convaincant dans les relances à bas régime et la traction facile qu’un grand SUV familial demande souvent.
Côté aides à la conduite, Volkswagen relève le niveau, parce que le marché ne lui laisse plus vraiment le choix. Travel Assist peut désormais effectuer des changements de voie lorsque le conducteur les initie, Emergency Assist peut ralentir la voiture et la guider vers le bas-côté s’il soupçonne un problème médical, et Park Assist Plus rejoint la liste des options. Volkswagen ajoute aussi un airbag central avant, ce qui rapproche davantage l’Atlas de ce que le segment considère désormais comme un bon niveau de dotation de base.
Voilà, au fond, ce qu’est le nouvel Atlas. Il reste ce grand SUV familial aux épaules larges, mais avec une couche numérique plus marquée et un habitacle pensé pour paraître moins utilitaire et plus contemporain. L’influence chinoise n’a rien d’accidentel. C’est précisément le sujet. Volkswagen sait que, même dans un grand SUV familial, la seule praticité ne suffit plus. Le modèle doit aussi paraître connecté, intelligent et dans l’air du temps, même si la plupart des propriétaires apprécieront surtout sa capacité à avaler sans broncher enfants, bagages et une semaine de chaos domestique.