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KIA EV2
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La Kia EV1 vise l’Europe alors que la bataille de l’électrique abordable s’intensifie

Auteur auto.pub | Publié le : 10.04.2026

La Kia EV1 s’impose comme le nouveau sujet de discussion du marché européen de la voiture électrique. Dans sa communication officielle, Kia évoque l’élargissement de sa gamme de petits modèles électriques grand public, avec une citadine appelée à se placer sous l’EV2 et un prix de départ qui pourrait tourner autour de 23 000 euros. Cette fois, le constructeur ne s’est pas contenté d’une intention, il a aussi esquissé un modèle susceptible d’arriver réellement sur la route.

Kia vise le volume, pas un rôle de niche, en Europe.

Les ambitions du constructeur sont élevées, même à l’échelle d’une industrie automobile rarement avare en annonces. D’ici 2030, la marque veut vendre 4,19 millions de voitures, dont 2,33 millions de modèles électrifiés et 1,26 million de véhicules 100 % électriques. En Europe, Kia vise 774 000 ventes et veut que les modèles électrifiés représentent 86 % du mix. Cela explique largement pourquoi la marque a besoin d’une électrique plus petite et moins chère sur ce marché.

Premiers chiffres pour le plus petit modèle.

Pour l’instant, la voiture est encore connue en interne sous le nom de code B HB, et Kia n’a pas encore confirmé son appellation définitive. Elle devrait se positionner sous l’EV2 et partager très probablement les mêmes bases techniques ainsi qu’une partie de la gamme de groupes motopropulseurs. Les premières estimations évoquent une autonomie de 320 à 480 kilomètres et une puissance d’environ 150 ch, soit près de 110 kW. Pour une petite voiture, cela paraît largement suffisant, surtout en ville.

Le prix ne baissera que si la production coûte moins cher.

Kia ne prétend pas qu’une électrique moins chère apparaîtra par magie. Le constructeur veut augmenter sa capacité de production mondiale de 17 % d’ici 2030, pour atteindre 4,25 millions de voitures, tout en renforçant le rôle de la production locale sur les marchés clés. Dans cette stratégie, l’Europe a pour mission de se concentrer sur les SUV compacts et les berlines à hayon. En parallèle, Kia affirme qu’il réduira ses coûts grâce à un matériel simplifié, à une électronique de nouvelle génération et à une production plus flexible. En clair, tout se jouera à l’usine. C’est là qu’il sera décidé si les 23 000 euros restent un argument de communication ou deviennent un vrai tarif.

La pression du marché monte, avec Volkswagen et Renault sur le même créneau.

Volkswagen a promis une version de série de l’ID. EVERY1 pour l’Europe d’ici 2027, à environ 20 000 euros, tandis que Renault affirme que la Twingo E-Tech electric devrait elle aussi passer sous les 20 000 euros. Si Kia arrive sur le marché avec un modèle affiché à partir d’environ 23 000 euros, la marque visera clairement le grand public, sans pour autant s’assurer automatiquement le statut de voiture électrique vraiment bon marché. En ce moment, l’industrie automobile européenne parle beaucoup d’accessibilité. Une fois les tarifs publiés, le terme devient souvent un peu plus théorique.