JCB Hydromax
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La JCB Hydromax atteint 592,797 km/h à l’hydrogène et bat un record vieux de 16 ans

Auteur auto.pub | Publié le : 11.08.2026

L’Hydromax de JCB, dotée de moteurs à hydrogène, a établi un nouveau record de catégorie SCTA sur le lac salé de Bonneville. Pilotée par le Wing Commander Andy Green OBE, cette voiture profilée de 9,75 mètres a signé une moyenne de 592,797 km/h sur deux passages, améliorant de plus de 32 km/h une marque qui tenait depuis 2010. JCB vise désormais un record du monde FIA, avec une puissance cumulée des deux moteurs qui devrait atteindre environ 1,2 MW.

L’Hydromax a participé à la Bonneville Speed Week dans la catégorie AA/BGS Blown Gas Streamliner de la Southern California Timing Association, pour les moteurs de plus de 500 pouces cubes. Pour décrocher le record, la voiture devait réussir deux passages lors de journées consécutives, le résultat officiel étant calculé à partir de la moyenne des vitesses maximales enregistrées.

L’Hydromax a atteint 590,856 km/h lors de son premier passage et 594,740 km/h au second. La moyenne ainsi obtenue, de 592,797 km/h, a effacé le record de 560,602 km/h établi par la Spectre Streamliner en 2010. Cela représente un gain de 32,195 km/h, soit environ 5,7 %.

Le record SCTA n’est pas encore un record du monde FIA

Le dernier résultat de JCB constitue un record officiel de catégorie SCTA, mais il ne doit pas être confondu avec un record du monde FIA.

L’équipe est restée à Bonneville après la Speed Week afin de préparer une tentative distincte homologuée par la FIA, qui se déroulera selon les règlements techniques, de chronométrage et d’homologation propres à la Fédération Internationale de l’Automobile.

Le résultat de 592,797 km/h constituait donc à la fois un record à part entière et une répétition générale. JCB a profité de la Speed Week pour valider la voiture et recueillir des données avant de tenter des passages à puissance supérieure.

Deux moteurs à combustion d’hydrogène développeront environ 1,2 MW

L’Hydromax ne recourt ni à des piles à combustible ni à une traction électrique. Elle est animée par deux moteurs thermiques à hydrogène JCB dérivés de modèles de série.

Pour la tentative de record FIA, l’équipe prévoit de porter leur puissance cumulée à près de 1 600 bhp, soit environ 1 193 kW.

Surtout, JCB n’a pas exploité toute la puissance disponible des moteurs lors des passages du record SCTA. L’entreprise n’a pas précisé la puissance exacte qu’ils délivraient lorsque l’Hydromax a réalisé sa moyenne de 592,797 km/h.

Il subsiste donc une nette marge de progression pour la tentative FIA, même si un surcroît de puissance moteur ne se traduit pas par une hausse proportionnelle de la vitesse maximale. À de telles vitesses, la traînée aérodynamique devient de plus en plus prépondérante et augmente très rapidement avec la vitesse.

Andy Green est un habitué des records

L’Hydromax est pilotée par Andy Green, détenteur du record absolu de vitesse terrestre. En 1997, il a conduit la ThrustSSC à 1 227,985 km/h, devenant la première — et toujours la seule — personne à franchir officiellement le mur du son à bord d’une voiture sur terre.

Green a également piloté la JCB Dieselmax, qui a établi à Bonneville en 2006 le record du monde FIA de vitesse terrestre pour les voitures à moteur diesel, avec une moyenne de 563,418 km/h sur deux passages.

Le dernier résultat SCTA de l’Hydromax est supérieur de près de 29,4 km/h, mais les deux records ne sont pas directement comparables. Les voitures appartiennent à des catégories différentes et leurs records ont été homologués par des organismes distincts.

L’hydrogène est brûlé, et non converti en électricité

L’intérêt technique de l’Hydromax réside dans sa chaîne cinématique. JCB mise principalement sur la combustion d’hydrogène comme solution de remplacement pour les engins lourds, pour lesquels la masse, le temps de recharge et les besoins énergétiques de batteries de très grande capacité peuvent compliquer l’adoption d’une solution entièrement électrique.

Dans son principe, un moteur à combustion d’hydrogène fonctionne comme un moteur à pistons conventionnel, à ceci près qu’il brûle de l’hydrogène au lieu d’un combustible fossile. L’hydrogène ne contenant lui-même pas de carbone, sa combustion ne génère pas de dioxyde de carbone provenant de l’hydrogène lui-même.

Cela ne rend pas pour autant le moteur totalement exempt d’émissions. Des oxydes d’azote peuvent toujours se former à des températures de combustion élevées, tandis que l’impact climatique global de cette technologie dépend aussi fortement du mode de production de l’hydrogène.

Le record de l’Hydromax ne prouve donc pas que la combustion d’hydrogène soit économiquement ou écologiquement supérieure. Il démontre toutefois que cette technologie peut fonctionner à près de 600 km/h et sous des charges extrêmement élevées.

JCB prépare désormais la tentative principale

Au moment du record SCTA, le programme de développement et d’essais de l’Hydromax totalisait 44 passages. L’équipe a augmenté progressivement la vitesse afin de valider les moteurs, la transmission et la stabilité du véhicule avant de se rapprocher de la pleine puissance.

Le prochain objectif de JCB est d’établir un record de vitesse terrestre homologué par la FIA avec l’Hydromax à hydrogène. Pour cette tentative, l’équipe prévoit de porter la puissance cumulée des deux moteurs à environ 1 193 kW.

Le record SCTA de 592,797 km/h montre que l’Hydromax évolue déjà à un niveau exceptionnel. Le prochain défi consistera à rééditer cette performance selon les règles de la FIA, avec une puissance disponible nettement supérieure.