Dacia vise le segment C avec le nouveau Striker, en promettant de l’espace à prix serré
Dacia renforce sa présence sur le segment C avec un nouveau modèle baptisé Striker, un SUV multi-énergies censé réunir la praticité d’un break, l’habitabilité d’une compacte et la garde au sol d’un crossover. La promesse, elle, ne change pas. Plus de voiture pour moins d’argent.
Dacia poursuit sa formule simple
Le succès récent de Dacia repose sur une stratégie assez directe. La marque mise sur des technologies plus simples, des tarifs lisibles et des véhicules pratiques, plutôt que sur une innovation complexe.
Cette philosophie se retrouve aussi dans ses plans à long terme. La stratégie de Dacia à l’horizon 2030 prévoit le lancement de quatre véhicules électriques, tout en renforçant son rôle de fournisseur de mobilité abordable.
La marque ne cherche pas à rivaliser avec les constructeurs premium ni avec les vitrines technologiques. Elle se concentre plutôt sur ce que l’entreprise appelle la mobilité essentielle, des voitures pensées pour les besoins du quotidien, sans complexité superflue.
Le Striker veut élargir le terrain de jeu de Dacia
Le Striker incarne la dernière tentative de Dacia pour s’implanter plus profondément dans le segment C. Long de 4,62 mètres, ce nouveau modèle viendra aux côtés du Bigster. Ensemble, ils constitueront le cœur de l’offre Dacia sur les véhicules plus grands.
Selon le constructeur, le Striker mélange des éléments issus de trois silhouettes. Il reprend les proportions d’un break, la praticité d’une compacte et la position surélevée typique d’un SUV.
Le style met en avant une face avant affirmée et une silhouette relativement aérodynamique. La dernière signature lumineuse de Dacia apparaît dans les feux de jour, tandis qu’un élément noir reliant les feux arrière donne à l’auto une allure plus robuste, du moins sur les images officielles.
L’électrification, à la manière de Dacia
Dacia ne présente pas le Striker comme une révolution 100 pour cent électrique. L’entreprise privilégie une approche plus pragmatique.
La gamme de motorisations devrait inclure une hybride, une version hybride à transmission intégrale et une option alimentée au GPL. Cette stratégie s’inscrit dans la philosophie de Dacia, proposer des technologies qui améliorent l’efficience sans faire grimper les prix.
Le prix restera l’argument le plus fort du Striker. Dacia vise un tarif d’accès inférieur à 25 000 euros, ce qui placerait le modèle sous de nombreux concurrents sur le marché des SUV du segment C.
Un nom pensé pour faire mouche
Le nom Striker vient d’un mot anglais qui évoque un coup décisif ou un impact. Selon le constructeur, il reflète la robustesse et la polyvalence du véhicule.
Dans les faits, ce nom sonne davantage comme une idée de service marketing que comme un choix venu d’un bureau d’études. Reste que si le modèle tient sa promesse d’espace et de praticité au niveau de prix habituel de Dacia, l’appellation pourrait finir par lui aller.
Présentation complète attendue cet été
Le Striker a été montré pour la première fois lors de l’événement futuREady consacré à la stratégie de Dacia. La révélation complète est prévue en juin.
Ce n’est qu’à ce moment-là qu’on saura si ce nouveau modèle n’est qu’un SUV abordable de plus, ou s’il peut bousculer les prix du segment C comme Dacia l’a déjà fait à plusieurs reprises.